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Le
bulletin concernant l'ensemble du Canada peut être consulté
sur l'HYPERLAB,
le site du service scientifique de l'Ambassade de France à
Ottawa.
Les
articles suivants sont parus dans le bulletin électronique
n° 230 (BE 230).
Le génome de la variole
du singe en voie de décodage
Travaillant
conjointement avec l'Université Saint Louis dans le Missouri,
deux microbiologistes de l'Université de Victoria en Colombie-Britannique,
le Dr Rachel Roper et le Dr Chris Upton, sont en train de
séquencer et d'analyser le génome de deux souches du virus
de la variole du singe.
Ces
deux chercheurs sont de grands spécialistes du virus de la
variole. Ils possèdent déjà dans leur base de données la description
du génome de 27 virus de la variole (accessible sur Internet :
www.poxvirus.org )
provenant d'animaux aussi divers que les oiseaux, les vaches,
les lapins, les chèvres, les chameaux ou encore les insectes.
La
variole du singe est une maladie sérieuse, proche de la petite
variole qui peut être transmise aux humains par simple contact
direct avec des animaux sauvages. Jusqu'à présent cloisonnée
à une partie de l'Afrique, cette maladie s'est déclarée récemment
dans le centre-ouest des États-Unis.
Les
virus de la variole sont de grand virus elliptiques constitués
de nombreuses protéines et possédant un cycle de vie complexe.
D'après le Dr Roper, ils sont présents partout, «Il y a même
un virus de la variole du crocodile et un virus, similaire
à celui de la variole, qui infecte les algues!».
Pour plus d'information :
Dr Rachel
Roper: rroper@uvic.ca
Dr Chris
Upton: cupton@uvic.ca
Source : University of Victoria News Releases
De nouveaux
indices pour prévoir les tremblements de terre
Deux
sismologues de Ressources naturelles Canada (RNCan), Garry
Rogers et Herb Dragert du bureau de Sidney en Colombie-Britannique
ont découvert un indice précoce, basé sur les mouvements des
grandes plaques tectoniques, permettant de connaître les périodes,
où un important tremblement de terre est susceptible de se
produire.
Les
travaux des deux scientifiques ont convergé l'an dernier,
lorsque le Dr Rogers a établi un lien entre l'activité sismique
«de fond», c'est-à-dire les minuscules secousses enregistrées
par les sismographes et considérées par de nombreux spécialistes
comme un simple bruit de fond, et les «coulissements
silencieux», découverts par le Dr Dragert quelques années
auparavant. Ces coulissements sont en fait des tremblements
de terre, qui surviennent dans les profondeurs de la terre
et qui font coulisser la plaque Juan de Fuca et la plaque
de l'Amérique du Nord l'une contre l'autre. Des mouvements
de surface provoqués par des séismes profonds ont été
enregistrés par les stations GPS dans la région.
Les
scientifiques croient que ces coulissements, qui surviennent
tous les 13 à 16 mois, augmentent les contraintes plus haut
sur la faille et finiront par déclencher un tremblement de
terre de très forte intensité. Le bruit de fond attribuable
à un coulissement pourrait donc indiquer aux autorités une
augmentation des risques de tremblements de terre de très
forte magnitude, ce qui permettrait peut-être de sauver des
milliers de vies humaines.
Source : Ressources
naturelles Canada; News July 3rd 2003
Réussite
pour le système d'optique adaptative Altair
Le
nouveau système d'optique adaptative, développé par l'Institut
Herzberg d'Astrophysique du Conseil National de Recherche
Canada (IHA-CNRC) à Victoria, a récemment été mis en service
au télescope Gemini Nord, à Mauna Kea (Hawaï). L'observatoire,
auquel participent sept pays, a déjà publié les premières
images capturées à l'aide de ce système. Elles montrent des
détails sans précédent du noyau de l'amas globulaire M13,
l'amas d'étoiles Hercules.
Ce
nouveau système, nommé Altair, permet de capturer trois fois
plus de détails dans l'infrarouge que le télescope spatial
Hubble. Il offre aux astronomes la possibilité d'observer
les noyaux de formation d'étoiles à travers la poussière,
qui bloque la lumière visible. Mais surtout, le système Altair
permet de corriger les images afin de compenser la distorsion
causée par la turbulence (mélange d'air froid et chaud) dans
l'atmosphère terrestre.
Par
rapport aux autres systèmes d'optiques adaptatives, le système
Altair apporte de nombreuses améliorations. D'une part, la
région du ciel, dans laquelle on peut obtenir des images nettes,
est plus grande, car les effets de la turbulence sont corrigés
en haute altitude, environ 6.5 kilomètres au-dessus du télescope.
Le système peut d'autre part capter beaucoup plus de lumière
que les systèmes précédents, augmentant ainsi sa sensibilité
aux objets astronomiques. Enfin son utilisation est beaucoup
plus simple. Il se règle, notamment, automatiquement selon
les conditions atmosphériques.
Pour plus d'information :
Site Internet de l'Institut
Herzberg d'astrophysique :
http://www.hia-iha.nrc-cnrc.gc.ca/projects/altair_f.html
Source: Conseil National
de la Recherche Canada; Highlights July 2003.
Premier
Satellite scientifique canadien depuis 30 ans
SCISAT,
le premier satellite scientifique canadien depuis 1971 devrait
être mis en orbite le 3 août prochain. Il devrait permettre
d'améliorer les connaissances scientifiques sur la diminution
de la couche d'ozone.
Programmée
sur une durée de deux ans, la mission de ce projet, est de
mesurer et de comprendre les procédés chimiques, qui régissent
la répartition de l'ozone dans l'atmosphère terrestre. Deux
instruments de mesures équiperont ce satellite, un spectromètre
à Transformée de Fourrier et le MAESTRO (Measurement of Aerosol
Extinction in The Stratosphere and Troposhere) tous les deux
conçus pour recueillir des données sur les processus chimiques
se rapportant à la couche d'ozone à des altitudes d'environ
8 km à 50 km au-dessus de la surface de la Terre.
Ainsi
les données enregistrées par SCISAT devraient permettre aux
scientifiques et décideurs canadiens d'évaluer la politique
environnementale actuelle et de développer des nouvelles mesures
de protection pour notre atmosphère.
Le
Docteur Peter Bernath, du département de chimie de l'Université
de Waterloo dirigera l'équipe de recherche qui sera composé
de scientifiques canadiens ainsi que de scientifiques américains,
belges, japonais, suédois et français.
Pour plus d'information :
Agence Spatiale Canadienne
http://www.space.gc.ca
Source : Agence
Spatiale Canadienne
Identification
de la plus vieille planète de l'univers
Une
équipe de recherche internationale, co-dirigée par le professeur
Harvey Richer, de l'Université de Colombie-Britannique à Vancouver
vient de confirmer l'existence de la planète, connue, la plus
vieille et la plus lointaine de l'univers. Cette découverte
met fin à un débat de dix ans sur la véritable nature de cet
« objet », qui prend un siècle pour compléter chaque
orbite.
Cette planète, sans
nom, est deux fois et demi plus grosse que Jupiter, la plus
grande planète de notre système solaire. L'équipe de recherche
suppose que cette planète n'est composée que de gaz, sans
croûte terrestre. Formée très tôt dans l'histoire de l'univers,
il y a environ 13 milliards d'années, elle ne devrait également
pas posséder de grandes quantités de carbone, d'hydrogène,
ni de métaux. Il est donc peu probable que cette planète supporte
une quelconque forme de vie.
Source : UBC New Releases, July 10 th 2003
Julien
Thomas
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