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  bulletin scientifique  N°43 du 4 juillet 2003 au 18 juillet 2003
 

 

Le bulletin concernant l'ensemble du Canada peut être consulté sur l'HYPERLAB, le site du service scientifique de l'Ambassade de France à Ottawa.

Les articles suivants sont parus dans le bulletin électronique n° 230 (BE 230).

 

BIOTECHNOLOGIE

 

Le génome de la variole du singe en voie de décodage

Travaillant conjointement avec l'Université Saint Louis dans le Missouri, deux microbiologistes de l'Université de Victoria en Colombie-Britannique, le Dr Rachel Roper et le Dr Chris Upton, sont en train de séquencer et d'analyser le génome de deux souches du virus de la variole du singe.

Ces deux chercheurs sont de grands spécialistes du virus de la variole. Ils possèdent déjà dans leur base de données la description du génome de 27 virus de la variole (accessible sur Internet : www.poxvirus.org ) provenant d'animaux aussi divers que les oiseaux, les vaches, les lapins, les chèvres, les chameaux ou encore les insectes.

La variole du singe est une maladie sérieuse, proche de la petite variole qui peut être transmise aux humains par simple contact direct avec des animaux sauvages. Jusqu'à présent cloisonnée à une partie de l'Afrique, cette maladie s'est déclarée récemment dans le centre-ouest des États-Unis.

Les virus de la variole sont de grand virus elliptiques constitués de nombreuses protéines et possédant   un cycle de vie complexe. D'après le Dr Roper, ils sont présents partout, «Il y a même un virus de la variole du crocodile et un virus, similaire à celui de la variole, qui infecte les algues!».

Pour plus d'information :

Dr Rachel Roper: rroper@uvic.ca

Dr Chris Upton: cupton@uvic.ca

Source :   University of Victoria News Releases

 

 

SCIENCE DU GLOBE

 

De nouveaux indices pour prévoir les tremblements de terre

Deux sismologues de Ressources naturelles Canada (RNCan), Garry Rogers et Herb Dragert du bureau de Sidney en Colombie-Britannique ont découvert un indice précoce, basé sur les mouvements des grandes plaques tectoniques, permettant de connaître les périodes, où un important tremblement de terre est susceptible de se produire.

Les travaux des deux scientifiques ont convergé l'an dernier, lorsque le Dr Rogers a établi un lien entre l'activité sismique «de fond», c'est-à-dire les minuscules secousses enregistrées par les sismographes et considérées par de nombreux spécialistes comme un simple bruit de fond, et les «coulissements silencieux», découverts par le Dr Dragert quelques années auparavant. Ces coulissements sont en fait des tremblements de terre, qui surviennent dans les profondeurs de la terre et qui font coulisser la plaque Juan de Fuca et la plaque de l'Amérique du Nord l'une contre l'autre. Des mouvements de surface provoqués par des séismes profonds ont été  enregistrés par les stations GPS dans la région.

Les scientifiques croient que ces coulissements, qui surviennent tous les 13 à 16 mois, augmentent les contraintes plus haut sur la faille et finiront par déclencher un tremblement de terre de très forte intensité. Le bruit de fond attribuable à un coulissement pourrait donc indiquer aux autorités une augmentation des risques de tremblements de terre de très forte magnitude, ce qui permettrait peut-être de sauver des milliers de vies humaines.

 

Source : Ressources naturelles Canada; News July 3rd 2003

 

 

ASTRONOMIE

 

Réussite pour le système d'optique adaptative Altair

Le nouveau système d'optique adaptative, développé par l'Institut Herzberg d'Astrophysique du Conseil National de Recherche Canada (IHA-CNRC) à Victoria, a récemment été mis en service au télescope Gemini Nord, à Mauna Kea (Hawaï). L'observatoire, auquel participent sept pays, a déjà   publié les premières images capturées à l'aide de ce système. Elles montrent des détails sans précédent du noyau de l'amas globulaire M13, l'amas d'étoiles Hercules.

Ce nouveau système, nommé Altair, permet de capturer trois fois plus de détails dans l'infrarouge que le télescope spatial Hubble. Il offre aux astronomes la possibilité d'observer les noyaux de formation d'étoiles à travers la poussière, qui bloque la lumière visible. Mais surtout, le système Altair permet de corriger les images afin de compenser la distorsion causée par la turbulence (mélange d'air froid et chaud) dans l'atmosphère terrestre.

Par rapport aux autres systèmes d'optiques adaptatives, le système Altair apporte de nombreuses améliorations. D'une part, la région du ciel, dans laquelle on peut obtenir des images nettes, est plus grande, car les effets de la turbulence sont corrigés en haute altitude, environ 6.5 kilomètres au-dessus du télescope. Le système peut d'autre part capter beaucoup plus de lumière que les systèmes précédents, augmentant ainsi sa sensibilité aux objets astronomiques. Enfin son utilisation est beaucoup plus simple. Il se règle, notamment, automatiquement selon les conditions atmosphériques.

Pour plus d'information :

Site Internet de l'Institut Herzberg d'astrophysique :

http://www.hia-iha.nrc-cnrc.gc.ca/projects/altair_f.html

Source: Conseil National de la Recherche Canada; Highlights July 2003.

 

 

Premier Satellite scientifique canadien depuis 30 ans

SCISAT, le premier satellite scientifique canadien depuis 1971 devrait être mis en orbite le 3 août prochain. Il devrait permettre d'améliorer les connaissances scientifiques sur la diminution de la couche d'ozone.

Programmée sur une durée de deux ans, la mission de ce projet, est de mesurer et de comprendre les procédés chimiques, qui régissent la répartition de l'ozone dans l'atmosphère terrestre. Deux instruments de mesures équiperont ce satellite, un spectromètre à Transformée de Fourrier et le MAESTRO (Measurement of Aerosol Extinction in The Stratosphere and Troposhere) tous les deux conçus pour recueillir des données sur les processus chimiques se rapportant à la couche d'ozone à des altitudes d'environ 8 km à 50 km au-dessus de la surface de la Terre.

Ainsi les données enregistrées par SCISAT devraient permettre aux scientifiques et décideurs canadiens d'évaluer la politique environnementale actuelle et de développer des nouvelles mesures de protection pour notre atmosphère.

Le Docteur Peter Bernath, du département de chimie de l'Université de Waterloo dirigera l'équipe de recherche qui sera composé de scientifiques canadiens ainsi que de scientifiques américains, belges, japonais, suédois et français.

Pour plus d'information :

Agence Spatiale Canadienne   http://www.space.gc.ca

Source : Agence Spatiale Canadienne

 

 

Identification de la plus vieille planète de l'univers

Une équipe de recherche internationale, co-dirigée par le professeur Harvey Richer, de l'Université de Colombie-Britannique à Vancouver vient de confirmer l'existence de la planète, connue, la plus vieille et la plus lointaine de l'univers. Cette découverte met fin à un débat de dix ans sur la véritable nature de cet « objet », qui prend un siècle pour compléter chaque orbite.

Cette planète, sans nom, est deux fois et demi plus grosse que Jupiter, la plus grande planète de notre système solaire. L'équipe de recherche suppose que cette planète n'est composée que de gaz, sans croûte terrestre. Formée très tôt dans l'histoire de l'univers, il y a environ 13 milliards d'années, elle ne devrait également pas posséder de grandes quantités de carbone, d'hydrogène, ni de métaux. Il est donc peu probable que cette planète supporte une quelconque forme de vie.

Source : UBC New Releases, July 10 th 2003

 

Julien Thomas

 

 

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