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Un taux de croissance positif de 0,1% en 2013 pour la France dans une zone euro en récession.

Pierre MOSCOVICI, ministre de l’Economie et des Finances, a pris note des prévisions de la Commission européenne qui table, pour la France, sur un taux de croissance de 0,1% et un déficit de 3,7% du PIB en 2013. La France maintiendrait donc en 2013 une croissance légèrement positive dans une zone euro qui connaîtrait quant à elle une seconde année de récession.

Pierre Moscovici, ministre de l’Economie et des Finances

"Pour l’année 2014, la Commission prévoit une croissance de 1,2 % et un déficit public de 3,9 % du PIB, dans un scénario conventionnel n’intégrant pas les mesures d’économies déjà programmées [1].

Selon la Commission, la France maintiendrait donc en 2013 une croissance légèrement positive dans une zone euro qui connaîtrait quant à elle une seconde année de récession, avec un recul du PIB de 0,3%. Cette dégradation de la situation économique appelle un rééquilibrage des politiques économiques européennes en faveur de la croissance, comme François HOLLANDE le réclame depuis le premier jour de son élection.

Pierre MOSCOVICI note avec satisfaction que l’effort d’ajustement structurel de la France est reconnu par la Commission. Sur la période 2010-2013 il serait de 4,1 points, soit plus d’1point par an en moyenne, comme la France s’y était engagée auprès de ses partenaires européens. Le ministre remarque que cet effort a été réalisé pour 2/3 sur les exercices 2012 et 2013, grâce aux mesures adoptées par le gouvernement dans le cadre de la loi de finances rectificative d’août 2012 et des lois financières pour 2013 (loi de finances, loi de financement de la sécurité sociale). Il souligne également que la gestion de l’exécution 2012 a été exemplaire, avec une dépense inférieure à celle de 2011 sur l’Etat et des dépenses d’assurance maladie inférieures à celles votées par le Parlement.

Dans ce contexte, il ne serait pas opportun, pour notre économie, de prendre cette année des mesures supplémentaires, au-delà de celles qui sont déjà mises en œuvre. Dès lors, Pierre MOSCOVICI plaidera auprès de ses partenaires européens un report à 2014 de l’objectif de retour du déficit sous 3 %, ce qui demandera de sécuriser l’ajustement structurel en 2013 et d’approfondir l’effort en 2014 et au cours des années à venir pour atteindre notre objectif de retour à l’équilibre structurel en fin de quinquennat. Ceci passera notamment par le processus de modernisation de l’action publique, et une réforme de nos régimes de retraite selon le calendrier prévu par la grande conférence sociale.

Pierre MOSCOVICI rappelle également que le gouvernement continuera de déployer sa stratégie pour renouer avec une croissance plus forte, plus équilibrée, et plus solidaire, à travers notamment la mise en œuvre rapide du Pacte de compétitivité, la transposition rapide dans la loi de l’accord sur la sécurisation de l’emploi conclu par les partenaires sociaux, la mise en place d’une stratégie nationale d’investissement pour développer les filières d’avenir, et des réformes de structure dans les domaines du logement, de l’énergie et des transports.

Pierre MOSCOVICI confirme le calendrier de travail fixé par le Premier Ministre : le gouvernement présentera les objectifs pluriannuels de finances publiques dans le cadre du programme de stabilité qui sera transmis au Parlement mi avril et à la Commission européenne à la fin du mois d’avril. Les prévisions économiques seront préalablement présentées au Haut Conseil des Finances publiques, qui sera installé dans les premiers jours du mois de mars."

[1] Note de la DCP : Il s’agit en particulier de mesures précisées récemment : abaissement des dotations de l’Etat aux collectivités locales ; économies d’un milliard d’euros sur les aides aux entreprises ; réforme de la politique familiale. Le porte-parolat du gouvernement ajoute que l’effort de redressement de nos comptes se poursuivra en 2014. Il portera de façon privilégiée sur la maîtrise des dépenses publiques. Il sera partagé entre l’Etat, les collectivités locales et la Sécurité sociale.


publié le 26 février 2013

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